Faire plus avec moins

« …L’efficacité, c’est d’abord ne rien faire d’inutile… »

Cette citation de Miyamoto Musashi, Maître Bushi Samouraï (1584-1645) me paraît être une superbe piste pour répondre à cette attente, parfois « hyperactive » du marché d’aujourd’hui : faire plus avec moins… Depuis plus de 25 ans sur le terrain de mes clients, j’évalue à un tiers les activités devenues obsolètes, à un autre tiers les activités qui pourraient être optimisées. C’est dire les potentiels de conforts dans la plupart des cas.

Comment les activités deviennent-elles obsolètes ? Les plus grands standards humains sont l’habitude et « faire comme les autres ». Le propre de l’homme est de se fixer des repères de sécurités et, lorsqu’il a le sentiment d’y être parvenu, de s’y tenir. Il faut une capacité critique et une agentivité fortes pour anticiper les changements utiles. Force est de constater que nous ne sommes pour le moins pas égaux devant ces deux compétences. Soyons réalistes, changer n’est pas si spontané ! Notre état « d’inconscient-incompétent » ne devient « conscient-compétent » (Maslow) que face à l’ultime constat d’échec. Donc trop tard pour anticiper.

L’essentiel est donc bien de détecter, le plus tôt possible, les justes potentiels de changements. Il s’agit d’abord alléger le quotidien pour ensuite optimiser les activités qui le justifient. Cette chronologie des choses a pour but de donner une chance aux apprentissages d’être durables et surtout, de démontrer en premier lieu des succès confortables grâce aux toxiques inutiles prioritairement neutralisés.

La seule clé de réussite de ce propos est … le temps. Prendre le temps nécessaire et suffisant est visiblement un luxe que fort peu de leaders engagent. Vivement la recette miracle du faire vite et bien durablement !

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